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Point de rosée

Qu’est-ce que le point de rosée et comment est-il calculé ?

Le point de rosée, également appelé température du point de rosée, désigne un phénomène que l’on observe chaque matin à l’arrivée de la lumière du jour. Pour simplifier, on peut dire que c’est la température qui sert de limite à la condensation de l’eau, c’est-à-dire un niveau de température en dessous duquel l’eau se dépose sur les surfaces. Nous développerons ci-dessous ce terme, essentiel dans la nature comme dans les systèmes de réfrigération.

De quoi s’agit-il ?

Le point de rosée peut être défini comme un point d’humidité relative dans l’air (c’est-à-dire un point qui mesure la quantité de vapeur d’eau dans l’air ou dans tout gaz) auquel se produit le passage d’un gaz à un liquide lorsque la température baisse. Ce processus se produit naturellement par condensation et peut être considéré comme un phénomène météorologique. Le point de rosée est donc la température à laquelle la vapeur d’eau à l’état gazeux se transforme en liquide par condensation lorsqu’elle tombe en dessous de ce niveau de température. Ce processus de refroidissement et de condensation se produit sur les surfaces en raison de la saturation de l’air ; la rosée est en fait produite lorsque l’air est saturé de molécules d’eau et que ces molécules se condensent et se déposent sur les surfaces.

Quel est le point de rosée normal ?

Lorsque l’on parle du point de rosée, il faut parler de la température normale à laquelle il se produit. Ce niveau varie en fonction de plusieurs facteurs : de la température ambiante (jusqu’à -80 °C) aux conditions régnant, par exemple, dans un système de réfrigération. Toutefois, on peut dire que le point de rosée optimal pour l’activité humaine se situe à 10 °C. Il s’agit de la température de l’air à une température constante de 30 °C et une humidité relative de 30 %.

Pour mesurer le point de rosée, il faut tenir compte des variables qui l’influencent. Il s’agit d’une part de la pression atmosphérique et d’autre part du taux d’humidité relative de l’air. Ces informations peuvent être obtenues à l’aide d’un hygromètre, qui mesure l’humidité relative, et d’un thermomètre. Avec la température en degrés et le niveau d’humidité relative existant, il est possible de déterminer la température du point de rosée d’un lieu. Pour ce faire, on consulte généralement des tableaux, mais on peut également utiliser un calculateur de condensation.

Cette mesure est précisément ce que fait chaque jour une station météorologique, qui peut également, grâce à l’humidité relative de l’air, déterminer le risque de pluie au cours de la journée ou la température relative actuelle.

Comment le point de rosée influence-t-il la température ?

Le point de rosée a une influence directe sur la température et, surtout, sur le ressenti que l’on a du temps qu’il fait. Par exemple, on peut dire qu’il fait un « temps humide » ou une atmosphère étouffante lorsque l’on est submergé par l’humidité et la chaleur. Il s’agit d’une sensation qui se produit normalement dans les environnements où le point de rosée est supérieur à 20 °C. Comme indiqué plus haut, les valeurs idéales se situent autour de 10 °C. Au-delà de cette température, il est difficile pour le corps humain de maintenir un refroidissement adéquat. L’humidité relative doit donc toujours être prise en compte lors de l’évaluation de la température ; lorsque l’humidité relative est faible, la chaleur corporelle est perdue par l’évaporation de la sueur. Lorsque l’humidité relative est élevée, la sueur ne peut pas jouer son rôle car elle ne peut pas s’évaporer facilement et le corps ne peut pas se refroidir.

Quel est l’effet de la pression sur le point de rosée ?

Le point de rosée peut également être défini en fonction de la pression de vapeur saturée ambiante. Cela signifie qu’elle est liée à la pression (qui fait varier la température) et que plus la pression ambiante est élevée, plus la température du point de rosée est basse. En effet, les molécules sont plus proches les unes des autres et la condensation est donc plus facile à réaliser.

Il faut donc tenir compte de deux concepts différents lorsqu’on parle d’air comprimé : le point de rosée sous pression et le point de rosée atmosphérique. Le point de rosée atmosphérique est en quelque sorte le point de rosée naturel. Le point de rosée sous pression est plutôt la température à laquelle la vapeur d’eau se condense à des pressions supérieures à la pression atmosphérique.

Cet aspect est essentiel dans les installations où des sécheurs réfrigérés sont installés pour éliminer la vapeur d’eau et éviter qu’elle ne cause des problèmes dans les systèmes d’air comprimé.

Exemples de points de rosée

Voici quelques exemples de phénomènes naturels. Ces effets prennent généralement la forme d’un « brouillard », qui peut être de trois types :

  • Brouillard au sol :

C’est le cas lorsque le brouillard couvre moins de 60 % de la surface du ciel et ne peut s’étendre jusqu’à la base des nuages. Il s’agit d’un brouillard léger qui n’affecte que la surface du sol et une petite partie du ciel, d’où son nom.

  • Brouillard de rayonnement :

Ce phénomène se produit juste après le coucher du soleil, au moment où le sol commence à se refroidir sous l’effet de la perte de chaleur et quand la nuit est sans nuages. Les nuages empêcheraient la chaleur de passer dans l’atmosphère, de sorte que s’ils sont présents, l’effet n’est pas aussi prononcé. En se refroidissant, le sol produit de la condensation dans l’air ambiant. Ce phénomène est généralement plus important en automne.

  • Brouillard d’advection :

Ce phénomène se produit lorsqu’une masse d’air chaud et humide glisse sur un sol froid. À ce stade, la masse d’air se refroidit et l’humidité relative augmente. C’est à ce moment-là que se produit la condensation due à ce refroidissement. Un exemple très courant est celui des zones côtières et de leur brume caractéristique.

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