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HCFC

Que sont les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) ?

Les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) sont un type de gaz composé d’atomes de carbone, d’hydrogène, de chlore et de fluor, qui ont été mis en place à titre provisoire pour remplacer les CFC. Ils sont donc considérés comme des gaz réfrigérants de deuxième génération, conçus comme des alternatives plus propres aux CFC ; cependant, ils sont également considérés comme des gaz qui appauvrissent la couche d’ozone.

Compte tenu de cela, on peut dire que ces gaz ont un potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone inférieur à celui des CFC, mais que l’on doit toujours les considérer comme des gaz à effet de serre.

Que sont les HCFC ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, HCFC est l’abréviation d’hydrochlorofluorocarbure. Ces gaz sont composés de chlore, de carbone, de fluor et d’hydrogène. Il s’agit d’un type de gaz que l’on peut qualifier de gaz de transition, car ils sont utilisés pour remplacer les CFC dans le cadre du plan de réduction des émissions de gaz qui appauvrissent la couche d’ozone. Les HCFC sont des gaz utilisés dans la fabrication d’autres produits chimiques. Bien que leur potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone soit inférieur à celui des CFC, ils ont un fort potentiel de réchauffement planétaire. Il s’agit donc de gaz qui doivent être progressivement éliminés. Leur utilisation diminue dans les pays développés, notamment, conformément au protocole de Montréal. Ce protocole vise à réduire le niveau de référence de 90 %.

Applications des HCFC

Certaines des applications les plus importantes des gaz HCFC sont énumérées ci-dessous. Il est maintenant temps de parler des fluides frigorigènes HCFC. En effet, les CFC et les HCFC ont souvent été utilisés comme isolants thermiques et comme fluides frigorigènes HCFC. Les applications des HCFC comprennent les extincteurs, ainsi que leur utilisation comme solvants ou comme propulseurs d’aérosols.

L’un des facteurs les plus importants expliquant le remplacement progressif des CFC par les HCFC est leur durabilité dans l’atmosphère : après leur émission, ils peuvent passer entre 50 et 100 ans dans l’atmosphère jusqu’à leur dégradation complète, qui se produit lorsqu’ils se lient à l’ozone présent dans la stratosphère.

Les HCFC sont apparus comme un type de gaz fluoré qui n’endommage pas la couche d’ozone, bien qu’ils soient des gaz à effet de serre. Il s’agit de gaz très puissants qui, bien que moins puissants que les CFC, sont également impliqués dans le réchauffement de la planète en contribuant à l’effet de serre. Les gaz HCFC sont utilisés dans les équipements de climatisation ainsi que dans les équipements de réfrigération qui sont généralement conçus pour les utiliser. Ils sont également utilisés dans les processus liés à la fabrication de mousses.

Propriétés physiques des HCFC

Pour mieux connaître les gaz réfrigérants HCFC, nous allons mentionner certaines de leurs propriétés physiques.

HCFC – 123

Il s’agit d’une substance liquide, ininflammable, incolore et volatile. Il est généralement utilisé comme substitut des CFC et possède des propriétés chimiques très semblables à ces derniers. Il s’agit toutefois d’un gaz qui présente de meilleures qualités environnementales. Il présente notamment un faible potentiel d’accumulation dans l’atmosphère.

HCFC – 22

Il s’agit d’un gaz inodore, ininflammable, incolore et légèrement soluble dans l’eau. Son coefficient de partage octanol/eau est faible (en termes relatifs). Cela indique que son taux d’accumulation potentiel est très faible, et tend même vers zéro. C’est un gaz utilisé dans la réfrigération et la climatisation.

HCFC – 141 b et 142 b

Il s’agit d’un liquide incolore, inflammable, légèrement soluble dans l’eau et volatil. Son coefficient de partage octanol/eau est faible, de sorte qu’il présente également un faible potentiel d’accumulation. Il s’agit d’une substance qui peut toutefois être toxique dans les environnements marins.Le 142b possède des propriétés similaires.

HCFC – 124

C’est un gaz ininflammable et incolore.

Impact environnemental des HCFC

Après avoir défini ce que sont les HCFC et leurs applications, il convient de ne pas négliger l’impact de ces gaz sur l’environnement. Comme indiqué ci-dessus, ces gaz sont largement utilisés dans les équipements de réfrigération et de climatisation. Les systèmes de réfrigération peuvent inclure des équipements de contrôle de la température ou de l’énergie, ainsi que des systèmes de climatisation.

Il s’agit d’un point important, car la consommation et l’utilisation augmentent pendant certaines saisons. En particulier en été, avec la hausse des températures, l’utilisation d’équipements de réfrigération et de refroidissement pour les produits et les installations augmente également. L’efficacité et l’utilisation correcte des équipements sont particulièrement importantes lors de l’utilisation des HCFC : s’ils ne sont pas utilisés de manière efficiente, ils peuvent générer davantage d’émissions ou ne pas fonctionner correctement, ce qui les rend encore plus nocifs.

Les gaz HCFC contenus dans les équipements de réfrigération et de climatisation sont dangereux s’ils sont libérés dans l’atmosphère, car ils provoquent un appauvrissement de la couche d’ozone. Cette situation, comme nous le verrons plus loin, peut avoir des effets pernicieux sur les êtres humains. Étant donné qu’ils contiennent des atomes de chlore, les gaz HCFC provoquent un affaiblissement de la couche d’ozone lorsqu’ils sont libérés. Cet affaiblissement se produit précisément lors de leur dégradation : lorsque les gaz HCFC se dégradent, ils se combinent à l’ozone présent dans la stratosphère dans certaines conditions de lumière et de température. À ce moment-là, lorsque la réaction de dégradation chimique a lieu, l’ozone est détruit et les atomes de chlore sont libérés dans l’atmosphère. Il convient de rappeler que le processus de dégradation des gaz CFC peut prendre de 50 à 100 ans. Cet effet pernicieux sur l’atmosphère se produit également dans le cas des HCFC, bien qu’ils soient moins nocifs.

Mesures contre ces gaz

Il existe de nombreuses conventions qui portent sur les gaz HCFC : la convention de Vienne et le protocole de Montréal de 2007, qui est le plus important dans ce domaine. Tous les pays qui ont signé ces protocoles se sont engagés à réduire et à éliminer ces gaz. Le processus de réduction des émissions de HCFC a particulièrement mis l’accent sur les prévisions pour 2030 : celles-ci visaient à réduire la consommation de HCFC de 97,5 %, en réservant le reste (2,5 %) aux systèmes de réfrigération et de climatisation (leurs principales utilisations). Cette prévision a été prolongée jusqu’au 1er janvier 2040, date à laquelle une interdiction absolue de ces gaz a été établie.

Effets sur la santé humaine

En ce qui concerne les dommages que les gaz réfrigérants HCFC peuvent causer à la santé humaine, il convient de les clarifier en raison de la grande confusion qui règne. Tout d’abord, de fortes concentrations de ce gaz peuvent provoquer l’asphyxie et la perte de conscience. Des rougeurs apparaissent également au contact de la peau et des douleurs au contact des yeux. Par conséquent, bien que leur taux de toxicité et de bioaccumulation soit plus faible, ces gaz sont toujours considérés comme nocifs pour la couche d’ozone.